Comme vous avez pu lire dans le titre, j’ai été acceptée en tant qu’élève en première année du cursus professionnel au Cours Florent, à l’issue du stage que j’ai effectué la semaine dernière. Retour sur cette incroyable expérience !

LE TRAC

Si j’avais écrit cet article le deuxième jour (le stage commençait le mercredi), je n’aurais probablement pas été si… enthousiaste, dans mes propos. La raison ? Cette chose incontrôlable, irrémédiable, que je me colle à la peau  depuis si longtemps : le trac, le stress, la peur. La peur de monter sur scène, d’être jugée, de mal faire… Une peur qui – ceux qui l’ont déjà expérimentée approuveront – peut gâcher une vie – et, ici en l’occurence, mes deux premiers jours de stage.

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Ce n’est que le troisième jour, après avoir passé, la veille, ma soirée entière à répéter mon monologuej’avais préparé le même que celui de mon audition pour le conservatoire, voir article sur mon audition ici – que j’ai décidé de me dépêtrer de cette affreuse angoisse qui me rongeait l’estomac, et, prise par une impulsion qui m’a moi-même surprise, je me suis portée volontaire pour présenter ma scène en premier ce jour là.

Et c’est à partir de ce moment là, quand j’étais sur scène et que je ne voulais plus la quitter, que j’ai libéré mon corps de cette crispation perpétuelle et que je me suis totalement abandonnée à cette super sensation que procure le théâtre à ses aficionados.

LES BENEFICES (INCROYABLES) DE CE STAGE (INCROYABLE)

Les cinq jours qui ont suivi n’étaient que pur bonheur ! Notre prof, Laurence Cote – dotée d’un grand talent à mes yeux, et qui a été confirmé par le César du Meilleur Espoir Féminin qui lui a été décerné en 1997 – m’a enseigné le théâtre comme jamais  personne ne l’a fait, et ses conseils pour moi valent de l’or.669115_41.jpg

Se placer sur scène, y être à l’aise ou du moins le paraitre, être audible, clair, précis dans nos paroles et nos gestes, savoir écouter son/ses partenaires et avant tout prendre du plaisir : c’est en résumé tout ce que m’ont appris ces six jours de stages. Six heures de théâtre intensives chaque jour – sans compter les heures supplémentaires que nous passions entre élèves à réviser nos scènes (l’école est ouverte de 9h à 18h et les salles libres sont mises à la disposition des élèves) – dont je suis ressortie grandie et pleine de confiance en moi, mais qui m’ont surtout permis d’évoluer, dans ma façon de jouer mais également dans mon « moi » de tous les jours, plus assurée, détachée du regard des autres et consciente de mon propre corps.

Car si ce stage, et surtout cette prof, m’ont enseigné quelque chose en particulier, c’est l’importance de s’assumer tel qu’on est, car comme l’a très justement dit Laurence :

« quand on joue un personnage, 50% du rôle, c’est notre propre personnalité ».

L’AUDITION

A la fin de ce stage, soit mardi après-midi, nous avions tous une audition, à l’issue de laquelle nous étions – ou n’étions pas – admis en tant qu’élèves au Cours Florent en post bac. Nous avons du jouer des scènes que nous avions apprises, préparées, améliorées et répétées au cours de la semaine. Pour ma part, j’ai joué deux rôles :

  • Rosette dans On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset Acte II Scène 3
  • Lisette dans Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux Acte II Scène 5

Deux rôles compliqués et complètement différents (quoique paradoxalement ressemblants), qui m’ont permis d’explorer mes capacités de jeu dans tous les domaines.

C’est donc quelques jours après cette audition que j’ai reçu ce mail du Cours Florent, m’annonçant que j’y étais admise en post bac – l’admission est valable 1an, pratique pour les élèves qui, comme moi, effectuent leur stage pendant leur année de Première.

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SI VOUS ETES INTERESSE(E)

Différents stages sont proposés durant l’été : comédie musicale, cinéma, théâtre, acting in English, improvisation… Tous ces stages s’achèvent avec une audition – qui débouche sur une admission, pour les chanceux. Mais bien que l’audition soit valable pour tous les élèves, l’admission ne vous engage en rien – la preuve pour moi, qui n’envisage pas d’effectuer des études théâtrales.

Les stages sont proposés dans diverses écoles – deux se situent dans le XIXe arrondissement à Paris – mais aussi dans diverses villes – Montpellier, Bruxelles, Bordeaux !

Sachez aussi – puisque beaucoup d’entre ceux qui m’ont posé des questions semblaient inquiets – qu’aucun stage ne requiert un certain niveau de théâtre au préalable ! Certains participent même au stage sans jamais avoir fait du théâtre de leur vie ! De plus, sachez que l’admission au Cours Florent est davantage basée sur votre progression au cours du stage que sur votre niveau !

L’important, et je peux vous en parler puisque je l’ai expérimenté, est de réussir à s’abandonner sur scène en se débarrassant de cette appréhension qui – on le comprend une fois qu’on en est libéré – n’a absolument aucun sens ! Sans ça, on ne peut profiter des bienfaits de ce stage, et là, c’est votre argent qui part en l’air…

Les stages sont ouverts à tous les niveaux et tous les âges (à partir de 17 ans) et coûtent aux alentours de 500€. Je ne peux que vous en dire du bien et vous encourager à vous y inscrire pour l’été prochain (ou à Noël ou au Printemps), car honnêtement, rien de mieux que des vacances productives et ludiques !

Tu l’as déjà fait ? Tu as des questions sur le stage ? Dis moi tout en commentaires !

6 commentaires sur « Admise au Cours Florent ! – récit de mon stage »

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